La production solaire et éolienne bondi de 25%

La production solaire et éolienne française a bondi de 25 % en 2015

La couverture de la consommation par la production d’énergies renouvelables reste stable, autour de 19 %.

Le chiffre a de quoi retenir l’attention : en 2015, la production d’énergie solaire et photovoltaïque a crû de 25 % en France, traduisant, selon le bilan électrique présenté mercredi par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, « les premiers effets de la transition énergétique en France ». En valeur relative, les chiffres restent encore modestes, avec 28,5 térawattheures (TWh) produits, soit 5,3 % de la production totale d’électricité en France l’an dernier (546 TWh), mais un afflux de vent et de soleil a dopé la production au-delà de la hausse des capacités (+15 %). A elle seule, la mise en service du parc photovoltaïque (300 MW) de Cestas (Gironde) a d’ailleurs représenté un tiers des nouvelles capacités solaires. La production croissante de l’éolien et du solaire a toutefois été contrecarrée par une faible pluviométrie, qui a limité la production hydroélectrique – première source renouvelable (10,8 % de la production totale).

Au total, note RTE, « la couverture de la consommation par la production issue de l’ensemble des sources d’énergies renouvelables est stable depuis trois ans, autour de 19 % ». Elle a connu un record (34 %), le 9 mai. RTE a, dans ce cadre, l’ambition d’investir dans le stockage de l’énergie, qui doit répondre à la variabilité de la production renouvelable. « Nous allons être proactifs, même si nous n’avons pas encore décidé par quels moyens », a indiqué le président du directoire de RTE, François Brottes. Le nucléaire, au final, a continué à fournir plus des trois quarts de la production (76,3 %).
Hausse de la demande

Du côté de la demande, les inflexions restent mineures : corrigée des conditions météorologiques, la consommation d’électricité a crû de 0,5 %, à 476,3 TWh. Dans l’industrie, l’automobile et la métallurgie ont vu leur consommation croître significativement (+5 % et +5,6 %, respectivement). Et si la canicule de juillet a fait bondir la consommation dans certaines régions du sud de la France, elle a aussi entraîné des avaries sur le réseau, occasionnant le plus mauvais résultat en termes de temps de coupure (TCE, hors événements exceptionnels) depuis au moins vingt ans.

Véronique Le Billon
Les Échos
4 février 2016

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